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Acte 2 #37 – Quand je retrouve enfin le poète fou mi janvier, la soirée est à son image, décalée. S’il est toujours direct par téléphones interposés, il a besoin de temps pour être apprivoisé quand on se voit. Il soliloque pendant des heures, expose sa folie douce, je le relance, il reparle et parle pendant des heures. Quand on s’approche enfin, c’est toujours très cru, il n’a pas envie que ce soit simple, veut découvrir mes toys, me voir les utiliser, me retourne, m’emporte sur ma table. C’est intense mais il garde dans nos ébats toujours une retenue, comme si on n’arrivait pas à connecter complètement, comme s’il conservait son quant-à-soi. Et de ne pas le sentir complètement là, m’empêche d’être totalement libre, de me laisser totalement aller. Même si j’adore son corps, même si on se plait clairement, même s’il me fait jouir, il manque quelque chose dans nos corps-à-corps. Au fond, il en faudrait encore du temps pour l’apprivoiser.

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